Itaewon Class

Compte tenu du succès du drama Itaewon Class nous avons décidé d’en parler avec vous dans l’article de cette semaine. Nous l’avions déjà abordé dans celui de début avril « 5 dramas à voir pendant le confinement ! » mais nous voulions vraiment lui dédier une présentation et « une critique » complète afin de mieux comprendre l’engouement qu’il a provoqué.


Le synopsis


Il s’agit d’un drama de 16 épisodes de 60 minutes diffusé par JTBC de janvier 2020 à mars 2020 et accessible sur Netflix. Il retrace les aventures de Park Saeroyi joué par Park Seo Joon, de Jo Yi Seo (Kim Da Mi), Jang Geun Won (Ahn Bo Hyun) et Oh Su Ah (Kwon Na Ra). Lors de son premier jour dans son nouveau lycée Park Saeroyi défend un camarade qui se fait harceler par Jang Geun Won. Ce dernier est le fils du PDG de l'entreprise leader national dans le domaine de la restauration: Jangga. Entreprise même où travaille le père de notre héro. Après avoir frappé l'héritier du groupe, et refusant de s'excuser Saeroyi se fait expulser et son père se voit obligé de démissionner. À la suite d'un accident de moto causé par Jang Geun Won, le père de Saeroyi perd la vie. Ce dernier pris de colère bat violement Jang Geun Won et est alors condamné à une peine de prison. Pendant celle-ci il élabore un plan pour se venger et détruire le groupe Jangga.

Une fois libéré, il ouvre un restaurant à Itaewon, un quartier de Séoul. Il recrutera plusieurs employés dont Jo Yi Seo, stars des réseaux sociaux, et dotée d'un caractère pour le moins particulier. Elle ne tardera pas à développer des sentiments pour son patron.

Alors, comment Saeroyi accompagné de son équipe loyale et atypique développeront leur restaurant/bar face au géant Jangga? Et Saeroyi parviendra t-il à accomplir sa vengeance ?


Nom : Park Seo Joon / 박서준 
Date de naissance : 16/12/1988 (31 ans)
Nationalité : Sud-coréenne
Métiers : Acteur, Présentateur TV





Nom : Kim Da Mi / 김다미
Date de naissance : 09/04/1995 (24 ans)
Nationalité : Sud-coréenne
Métiers : Actrice



Nom : An Bo Hyeon /안보현
Date de naissance : 16/05/1988 (31 ans)
Nationalité : Sud-coréenne
Métiers : Acteur, Mannequin



Nom : Nara / Kwon Na Ra /권나라
Date de naissance : 13/03/1991 (29 ans)
Nationalité : Sud-coréenne
Métiers : Actrice / membre du groupe Hellovenus (2012-2019)




Une histoire, deux générations


Le scénario commence fort avec dès les premiers épisodes la mort du père du protagoniste, ce qui annonce de prime abord la couleur ! Nous nous attendons de ce fait à un drame riche en émotion et prenant. Et nous ne serons pas déçus. En effet, nous avons là une histoire bien ficelée : nous retrouvons le cliché du cheabol de deuxième génération, Jang Geun Won insolant à l’école et plus que détestable contre le fils d’un employé solitaire et attaché à ses valeurs : Park Saeroyi, qui aiment tous deux la même fille Oh Su Ah. Mais comme dans tout drama qui se respecte les clichés sont de bons augures et nous l’acceptons donc avec plaisir. Notamment parce que l’histoire ne s’arrête pas ici et son fond est beaucoup plus compliqué et absorbant. Après le drame qui va toucher Park Saeroyi, ce dernier se lancera dans une quête de vengeance et c’est bien cela qui nous tiendra en haleine. Nous passons avec lui plusieurs époques de sa vie plus ou moins en accélérées mais c’est aussi cela qui nous permet de ne jamais nous ennuyer. On commence d’abord par son adolescence, cette phase nous présente le personnage et nous donne l’occasion de s’y attacher tout doucement. Nous faisons alors la connaissance d’un jeune lycéen très solitaire au bord de l’asociabilité mais qui paraît bien dans sa peau et dans sa vie avec seulement son père à ses côtés. Cette période est aussi l’occasion de rencontrer Jang Geun Won qui impose sa loi au lycée, son comportement est tout à fait détestable et méprisable. On le comprend mieux lorsque nous voyons son père qui l’éduque d’une façon peu ordinaire. Ces deux personnages seront les « méchants » de l’histoire et les scènes les mettant en avant nous permettent de les détester, même si on peut l’avouer voir Jang Geun Won se montrant fort devant les autres mais tellement faible devant son père nous attendrit et nous lui trouvons alors des excuses, mais pas d’inquiétude ce sentiment va vite passer ! Oh Su Ah nous est présentée comme une jeune fille orpheline, au caractère bien trempé et fort. Lorsque le père de Park Saeroyi se fait renverser par le successeur de Jangga : Jang Geun Won et meurt, l’émotion nous envahit et en voyant le complot et l’indifférence dont fait preuve le PDG de Jangga : Jang Dae Hee pour échapper aux conséquences des actes de son fils, nous comprenons l’envie de vengeance de Saeroyi. Nous passons alors à un temps plus sombre.

Park Seo Joon joue à merveille son personnage meurtri et nous fait ressentir toutes les émotions par lesquelles Saeroyi est passé, de la mort de son père jusqu’à son désir de vengeance. Nous le voyons au plus bas puis remonter peu à peu jusqu’à l’éveil de cette vendetta. Notons que la scène du moment où il a décidé de se venger lorsqu’il est emprisonné, marque le commencement, nous voyons alors Saeroyi plus battant et plus déterminé que jamais, ce qui présage une suite prometteuse et riche. Il commence alors à élaborer son plan en prison et étudie le parcours de la société de son ennemi et Jang Dae Hee.

Une fois à nouveau libre Saeroyi suit son plan en laissant de côté sa vie et son bonheur. Ici encore nous ne pouvons qu’y voir, une force de caractère et à quel point son désir de se venger l’anime et lui permet d’avancer. Il décide de partir sur un bateau, de travailler à l’usine tout ceci dans le but d’amasser un maximum d’argent pour ouvrir son restaurant/bar et commencer à concurrencer le leader dans ce domaine Jang Dae Hee. Durant cette époque on voit un personnage déterminé même lorsqu’il fait face à des complications, il ne se laisse jamais abattre et c’est ça que nous apprécierons le plus en lui. En voyant sa jeunesse douloureuse, son parcours parsemé d’embuches causées par le géant Jangga, mais un Park Saeroyi toujours déterminé et sûr de lui assumant tous ses choix nous réconforte dans l’idée que tout est possible avec de la volonté.

Lorsque nos trois personnages sont devenus adultes et que Park Saeroyi essaie tant bien que mal de faire grandir son bar, que Jang Geun Won successeur de Jangga fait tout son possible pour satisfaire son père très exigeant et extrêmement strict et qu’Oh Su Ah travaille pour Jangga mais ne semble pas satisfaite, l’histoire nous amène vers Jo Yi Seo et Jang Geun Soo (joué par Kim Dong Hee) ce qui donne du renouveau et un rebond au récit.



Nous apprécions alors volontiers l’aide qu’offre Jo Yi Seo à notre héro, engagée en tant que manager au sein du restaurant/bar. Jo Yi Seo plutôt antipathique à première vue est très populaire sur les réseaux et connaît parfaitement les règles du marketing. Jo Yi Seo, bien interprétée par Kim Da Mi nous agace notamment par son comportement quelque peu égoïste et intéressé mais aussi nous comble par son engagement et son dévouement envers le protagoniste. Son personnage haut en couleur va grandir et trouver un but à sa vie au côté de notre héro. Quant à Jang Geun Soo, petit et demi frère de Jang Geun Won est engagé à temps partiel. On voit le lien entre Saeroyi et lui évolué, ils deviennent proches et cela est agréable à regarder, Jang Geun Soo voit en Saeroyi un grand frère puisque le sien ressemble davantage à un ennemi. Un personnage qui semble inoffensif va changer et prendre en caractère sans doute au détriment de sa côte de popularité. On suit alors deux générations, Park Saeroyi, Jang Geun Won, Oh Su Ah et Jang Geun Soo, Jo Yi Seo de leur adolescence jusqu’à leur entrée dans la vie active. Nous les accompagnons dans leur évolution, ce qui rend les personnages plus réels et attachants ; on apprend à les connaître, les comprendre, les aimer ou les détester.


Une vengeance avec un grand V

Le fil conducteur d’Itaewon class est la vengeance. Park Saeroyi voit sa vie détruite suite à la mort de son père. Après cela son personnage passe par une déferlante d’émotion peu étonnante : tristesse, solitude ou encore colère extrême. Lorsqu’il apprend qu’il s’agit d’un accident causé par le fils du PDG de Jangga et étouffé par Jang Dae Hee, il souhaite rectifier la vérité aux yeux de tous et rétablir la justice. C’est de là que part sa vengeance. Nous voyons et ressentons vraiment que celle-ci comble un manque, un trou que la mort de son père a laissé dans son cœur. Elle est donc justifiée, comprise et appréciée par le spectateur. Saeroyi est tellement meurtri, injustement puni et victime d’un complot en faveur du meurtrier de son père que tout le monde aimerait aider notre héros dans sa quête.

Sa vengeance va alors prendre l’entière place dans sa vie à tel point que lorsqu’il sort de prison il n’en voit que par elle et fait alors l’impasse sur son bonheur. Il est amoureux depuis le début d’Oh Su Ah mais ne peut se résinier à abandonner son plan de vengeance même quand cette dernière le lui demande.

Cette vendetta occupe toute l’histoire mais en aucun cas elle semble trop lourde ou ennuyante. En effet, si son plan va de bon train il fait face aux réponses de Jangga qui ne se laissera pas faire et cela jusqu’à la fin du drama. Lorsque nous pensons que Park Saeroyi ne pourra pas faire face au coup bas de Jang Dae Hee, au contraire nous sommes tout du long impressionnés par l’intelligence du héro qui contre attaque toujours et ne se laisse jamais abattre. Il a étudié son ennemi et cela se voit, à chaque attaque il sait comment riposter ce qui nous donne envie de toujours en voir plus pour connaître son plan dans son intégralité.

De plus, au fil des épisodes nous comprenons que la relation qu’entretiennent Park Saeroyi et Jang Dae Hee est profonde et particulière. Il s’agit de son ennemi avec un grand E, il a trouvé en Jang Dae Hee un adversaire de taille. Il le déteste au plus profond de lui mais reconnait la grandeur de son groupe, et le respecte malgré les atrocités qu’il a fait subir à sa famille. On le voit d’ailleurs toujours le saluer et l’accueillir avec respect dans son bar. Même du point de vue de Jang Dae Hee on comprend l’importance et l’intensité qu’il va donner à sa relation avec Saeroyi. Il le dit lui-même lorsqu’il le rencontre pour la première fois et ensuite en prison « il l’énerve mais il ne sait pas pourquoi ». Même avant qu’il le reconnaisse il voit en Saeroyi son ennemi et cela surement car dès leur premier échange il a vu en lui un jeune homme fort et déterminé, sans doute il s’est reconnu étant plus jeune ce qu’il l’a effrayé puisqu’il a alors compris son potentiel. Ils sont l’un pour l’autre l’ennemi d’une vie. Et nous comprenons davantage cette relation si particulière au cours des épisodes et vers la fin du drama lorsque Saeroyi se rend compte de l’importance qu’il lui a accordé, surement trop en sachant qu’il lui a gâché la vie. Le fait aussi qu’il a lu et relu la biographie et le parcours de Jang Dae Hee, il le connait alors par cœur, toutes ses pensés, tout le début de sa vie sont occupés par ce-dernier. Il nous révèle même qu'il a un plan sur 15 ans ce qui n’est pas rien dans une vie, tout cela pour vaincre le groupe Jangga et rendre justice à son père.

Il s’agit d’un duo très bien mené par nos deux acteurs, des ennemis avec une alchimie indéniable, une tension très bien transmise aux spectateurs.



Des caractères complémentaires


Jo Yi Seo et Park Saeroyi semblent être deux personnages que tout oppose. En effet, Park Saeroyi est un ancien détenu qui n’a pas eu son bac. Autodidacte, il a appris par lui-même la gestion d’entreprise en lisant la biographie de Jang Dae Hee. Il a donc un caractère fort, sûr de lui et tenace même s’il peut paraître dans certaines scènes naïf et timide surtout lorsqu’il parle de ses sentiments. On remarque d’ailleurs qu’il se touche la tête quand il est gêné et lorsqu’il est dans des situations plus personnelles. On lui découvre aussi un côté empathique, il fait toujours attention aux autres, il évite toujours de renvoyer son personnel et trouve des solutions pour y échapper.

Au contraire Jo Yi Seo est décrite comme indépendante, forte et sûre d’elle mais aussi égoïste, intéressée et même sociopathe. On peut clairement voir que dans les premiers épisodes elle cause la fermeture du bar de Saeroyi et cela lui est égal, elle n’éprouve aucun remords. De plus, elle révèle à son ami (son seul ami) qu’elle le fréquente uniquement car il est le fils d’un grand groupe. Lorsque Danbam, le bar de Saeroyi, est obligé de déménager à cause du PDG de Jangga, soit le père de cet ami de lycée, elle n’hésitera pas à lui demande de démissionner en échange de la « liberté » de son patron. Elle est très loyale mais seulement envers celui-ci, celui qu’elle aime et dont elle en fait la priorité. En ce qui concerne son équipe elle n’a aucun scrupule à choisir Saeroyi au détriment de cette dernière. D’ailleurs si, lui trouve des solutions pour éviter de licencier ses employés quand ces derniers manquent de compétence, elle ne comprend pas cela et voit en là une perte d’argent et de temps pour accomplir leur plan et l’extension du bar.

Saeroyi attache beaucoup d’importance à son plan de vengeance mais la façon de l’exécuter compte pour lui, il ne souhaite pas mettre de côté son équipe ou la laisser pour compte. Il souhaite gérer son entreprise en prônant avant tout les liens humains. Alors que Jo Yi Seo crée du lien avec les autres notamment Ma Hyeon Yi mais voit avant tout l’objectif, faire prospérer le bar. C’est pour cela qu’elle est très franche, elle n’hésite pas et ne prend aucune délicatesse lorsqu’elle va dire à cette dernière qu’elle manque de talent culinaire.



C’est deux personnalités sont opposées mais complémentaires. Si Saeroyi va gérer ses employés en les considérant avant tout comme des amis, Jo Yi Seo, elle va savoir les manager et les voir comme des salariés en mettant en avant et en déployant leurs qualités professionnelles. Et si Jo Yi Seo va blesser ses amis, Saeroyi lui va pouvoir la canaliser en lui faisant adopter un peu plus de bienveillance et de compassion envers les autres. Et surtout, quand Saeroyi aura les compétences de gestion d’entreprise, elle en aura en termes de marketing, elle va alors pouvoir l’aider à se faire connaître, s’étendre et s’améliorer. En bref ils forment un tout utile l’un à l’autre.

De plus, Saeroyi a bien conscience qu’il a besoin de Jo Yi Seo qu’elle est indispensable à la société. Et Yi Seo a tout misé sur lui, elle a arrêté ses études pour travailler dans son commerce, mais cela lui a aussi donné un sens à sa vie. Avant cela lorsqu’elle était au lycée elle le disait, elle ne voyait pas l’intérêt de vivre. Ils sont importants l’un pour l’autre, pour leur bonheur personnel et professionnel.

D’ailleurs, le caractère de Jo Yi Seo peut paraître paradoxal. Elle est montrée comme un personnage égoïste mais elle a voué sa vie à Park Saeroyi, à partir du moment où elle l’a rencontré. C’est-à-dire qu’elle a abandonné ses études pour développer et aider son patron à se venger, une vengeance qui ne l’a concerne absolument pas. Mais elle a pris l’histoire douloureuse de Saeroyi comme la sienne et s’est lancée corps et âme pour mener à bien son plan de vengeance. Elle fait tout pour atteindre son but, mais ici son but c’est d’aider et rendre heureux Saeroyi. Donc est-ce encore de l’égoïsme lorsque son objectif passe par l’accomplissement du rêve d’un autre? Sans oublier qu’elle aura attendu pendant de nombreuses années que Saeroyi lui retourne son amour.

Ils forment un équilibre, une équipe qui se complète où chacun pallie les défauts de l’autre et se tire vers le haut.




Un scénario aux sujets sensibles


Itaewon Class aborde différents sujets plus ou moins sérieux et cela est d’autant plus appréciable quant on s’aperçoit qu’il traite de faits, de préjugés plutôt peu abordés habituellement dans les dramas. On parle beaucoup de prison, d’incarcération et de l’avenir des anciens détenus. Park

Saeroyi mais aussi Choi Seung Kwon (joué par Ryu Gyeong Su) sont tous deux d’anciens prisonniers. Si Seung Kwon est membre d’un gang, il pense qu’une fois sorti de prison son avenir est fichu ou en tout cas peu prometteur, il n’aura d’autre choix que de retourner à sa vie de gangster. Saeroyi, lui voit son séjour en prison comme une erreur de parcours, il ne compte pas abandonner ses rêves bien au contraire il utilise son incarcération pour établir un plan, étudier et planifier son avenir. Lorsque Saeroyi est libéré il se concentre sur son plan et mène sa vie comme il l’entend sans laisser son passé d’ancien détenu lui mettre des battons dans les roues. Cela fonctionne très bien puisqu’il ouvrira quelque temps après sa libération son propre commerce. Quant à Choi Seung Kwon, sa rencontre en prison avec Saeroyi lui a ouvert les yeux et il décidera alors de prendre sa vie en main et deviendra un homme d’affaire important. La difficulté de réussir pour les anciens détenus n’est pas cachée dans le drama et il nous prouve qu’avec un peu de chance mais surtout beaucoup de volontés rien n’est perdu et même si son avenir est compromis par des erreurs, il est toujours possible de se relever.

Le drama parle aussi des individus transgenres. Lee Ju Yeong incarne Ma Hyeon Yi un homme qui devient au fil du drama une femme. Il est plutôt rare d’aborder dans les séries coréennes ces types de sujet. Il est agréable de voir qu’un épisode lui est plus ou moins destiné. On y retrouve l’actrice performer avec beaucoup de talents les sentiments de peur du jugement qu’une personne dans cette situation peut éprouver, lorsqu’une vidéo à son sujet est diffusée « l'obligeant » à s’expliquer quant à son genre. Elle affronte le regard des autres et nous prouve qu’il n’y a rien de « choquant » c’est un choix qui ne regarde qu’elle. Toutefois, on peut souligner le fait qu’ils auraient pu aller jusqu’au bout en choisissant un homme pour interpréter Ma Hyeon Yi. En choisissant une femme, garçon manqué au début puis très féminine à la fin, nous donne l’impression qu’ils n’ont pas osé traiter le sujet à fond mais plutôt à tâtons. Mais nous apprécions tout de même l’effort et son personnage attachant qui ne fait qu’aider les personnes l’entourant. Ses scènes mettent en avant la force de caractère qu’il faut avoir pour affirmer ses choix et les rendre publics.

L’équipe de Park Saeroyi est alors composée d’un ancien membre d’un gang qui a fait comme lui de la prison, d’une personne transgenre, mais ce n’est pas tout puisqu’il y a aussi une personne de couleur.

On voit rarement dans les dramas des étrangers tenir des rôles secondaires. Et bien Itaewon class l’a fait puisque Kim Tony (joué par Chris Lyon) est engagé pour servir au bar Danbam. Ce dernier se donne à fond pour prouver ses origines et récupérer sa nationalité coréenne héritée de son père. Il est victime de racisme, le drama ne cache pas le manque d’humanité de certains espaces en Corée comme les boîtes de nuit qui interdisent l’entrée à certaines personnes, au contraire il dénonce cela.



Enfin la différence d’âge dans un couple est aussi abordée. Saeroyi freine ses sentiments envers Jo Yi Seo car il est de 10 ans son aîné. La différence d’âge dans un couple est mal vue dans beaucoup de culture, le drama met brièvement en avant les interrogations, la peur du regard des autres en concluant rapidement par l’essentiel soit écouter son cœur. Saeroyi aime sincèrement Yi Seo il ne souhaite donc plus s’en cacher et se priver de son bonheur.

Grâce à cette équipe atypique, le drama traite de préjugés, de tabous en nous montrant qu’il ne faut accorder de l’importance qu’aux liens humains.



Itaewon Class est donc un très bon drama avec un scénario qui sort de l’ordinaire, des personnages attachants et une histoire qui motive. Rien qu’en regardant un épisode le spectateur éprouve une envie subite de refaire le monde assis bien confortablement dans son canapé. Notons aussi la petite

surprise de la fin qui a fait plaisir à plus d’un d’entre nous, il s’agit du cameo de Park Bo Gum qui est apparu dans le dernier épisode dans la peau d’un candidat pour le restaurant d’Oh Soo Ah. Cette apparition laisse l’espoir dans le cœur de beaucoup de fans d’une saison 2 qui pourrait aborder l’histoire de son personnage et sa relation avec Soo Ah. Pour l’info, ce cameo a été possible grâce à sa bonne relation avec le réalisateur d’Itaewon class : Kim Sung Yoon, avec qui il avait travaillé à l’occasion du drama Love in the Moonlight . Quant aux OST, elles sont juste sublimes, on pense par exemple à la chanson de Gaho. Aussi, le célèbre idol V des BTS a créé une

chanson pour le drama : « Sweet Night », cette OST a été jouée notamment pour le dernier épisode comme chanson de clôture. Il est d’ailleurs venu rendre visite à son ami Park Seo Joon lors de l’enrengistrement final du drama. En somme il s’agit d’une série qui vaut la peine d’être vue et l’engouement à son sujet n’est que mérité. Nous espérons que l’envie de le regarder si ce n’est pas déjà fait vous est venue !


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